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jeudi 29 mars 2018

Carte postale du 30.03.1918

Carte postale Paul

Carte postale  Monsieur Georges Gusdorf  22 rue du Chalet 22  
Caudéran

Aïn Leuh, en Mars 18

Mon cher petit Georges,

Mes voeux les plus sincères pour ton 7° anniversaire; surtout bonne santé, et que tu sois bientôt complètement rétabli de ta mauvaise maladie. Je t’envoie ci-joint un billet de 5 Frs. pour lesquels tu achèteras avec Maman quelque chose qui te fera plaisir. Et surtout écris-moi bientôt si tu fais des progrès. 

Un gros baiser pour toi, Maman, Suzi et Ali; le bonjour pour Hélène.


                                                                                            Papa

mercredi 7 mars 2018

Carte postale du 08.03.1818

Région d'Aïn Leuh, vallée d'Ifrane

Carte postale  Madame P. Gusdorf  22 rue du Chalet 22  Caudéran

le 8-3-18

Ma chérie,

Il pleut à torrents, c’est réellement le temps rêvé pour partir demain!
Bons baisers,

Paul


vendredi 2 mars 2018

Carte postale du 03.03.1918



Carte postale  Madame P. Gusdorf  22 rue du Chalet 22 Caudéran

Meknès, le 3/3 18

Ma chérie,

Je profite de mon dernier dimanche à Meknès (noyé comme je suis dans mon travail) de t’envoyer quelques vues de la Ville. Voici la plus grande des fontaines dont je t’ai parlé. Malheureusement toute la partie supérieure et notamment la merveilleuse bordure est couverte par l’ombre.
Mes meilleures tendresses pour toi et les enfants. Le bonjour pour Hélène.


Paul

mercredi 6 septembre 2017

Carte postale du 07.09.1917

Carte postale Paul


Carte postale  Madame P. Gusdorf  22 rue du Chalet 22  Caudéran

Dépôt des Isolés
Oudjda, le 7/9 17

Ma Chérie,

Cela commence à devenir tout de même long ici à Oudjda ! Heureusement que le grand Kaïd (1) m’a promis que je serai le 16 avec toi, sans cela je pourrais désespérer, car voilà près de I5 jours qu’on est partis de Taza.
Bons baisers et à bientôt.


Paul


Note (François Beautier)
1) - « le grand Kaïd » : cette expression d’origine arabe (le caïd étant le chef) désigne en argot militaire le chef de corps, c’est-à-dire le plus souvent le colonel du régiment.


vendredi 25 août 2017

Carte postale du 26.08.1917

Camp dans la montagne

Carte postale  Madame P. Gusdorf  22 rue du Chalet 22  Caudéran

Taza, le 26 Août 1917

Ma Chérie,

Je pars demain matin, 27, probablement via Port-Vendres (1), et compte donc être à Bordeaux dans une huitaine. Tu pourras peut-être prévenir Mr. Penhoat (2), car j’ai très peu de temps vu que nous sommes rentrés seulement hier de colonne. Tout le Régiment s’en va du reste dans l’Occidental (3), région de Meknès (4), au début du mois prochain.
A bientôt 1000 baisers.


Paul



Notes (François Beautier)
1) - « Port-Vendres » : port français des Pyrénées orientales, le plus au sud de la métropole et le plus proche d’Oran, grand port algérien desservant l’Algérie occidentale et le Maroc oriental.
2) - « Penhoat » : associé de Paul, qui souhaite le rencontrer au plus tôt pendant sa permission.
3) - « l’Occidental » : le Maroc occidental.
4) - « Meknès » : à mi-chemin entre Taza et Rabat via Fès.

mercredi 19 juillet 2017

Carte postale du 20.07.1917

The Gathering, M'sila


Carte postale  Madame P. Gusdorf  22 rue du Chalet 22  Caudéran

Bivouac du Djebel M’Lila (1)
                                           le 20-7-17


Ma Chérie,

Je te confirme ma carte du 18 (2). Nous sommes pour quelques jours ici, faire les premiers travaux pour l’installation d’un poste (3); nous serons probablement de retour à Taza dans une huitaine. Malgré la chaleur intense je me porte toujours bien. Comment vas-tu ? Je suis toujours sans tes nouvelles.
Bons baisers pour toi et les enfants.


Paul

Notes (François Beautier)
1) - « Djebel M’Lila » : en fait « Djebel M’sila » (actuel M'sila), village et sommet du versant ouest de l’oued Lahdar, à 25 km environ au nord de Taza et à une douzaine de km au sud du poste de El Gouzat.
2) - « carte du 18 » : ce courrier manque.
3) - « un poste » : en position élevée à 700 m d’altitude, ce poste était destiné à empêcher les rebelles marocains installés sur le versant sud du Rif au nord de Taza de rejoindre ceux de l’Atlas (au sud de la ligne Fès-Oujda par Taza) alors qu’ils s’acharnaient à y parvenir au prix de combats de plus en plus violents depuis juin 1917.

mardi 6 juin 2017

Carte postale du 07.06.1917

Bivouac au poste de Touahar


Carte postale  Madame P. Gusdorf  22 rue du Chalet 22  Caudéran

Touahar, le 7 juin 1917

Ma chérie, 
Je serais content de savoir si Suzette va mieux. Ne pourrais-tu pas, ces jours-ci au moins, m’écrire journellement une carte postale comme celle-ci?
Je t’ai adressé la semaine dernière 3 journaux sans bande (2° Tranchée; 1 extrait des Annales); les as-tu reçu ainsi que le Canard Enchaîné?
Mille baisers pour toi et les enfants.




Paul



Chers lecteurs, 

Entre cette carte postale datée du 7 juin, et une lettre adressée à Suzanne datée du 7 aout, une seule carte, envoyée d'un bivouac le 20 juillet, nous est parvenue.
Nous n'avons aucune explication à présenter pour cette interruption.
Peut-il s'agir d'une rupture dans la correspondance? La maladie de Suzanne, à laquelle  Paul fait allusion, a-t-elle entraîné ce hiatus? Une dispute entre les deux époux a-t-elle interrompu provisoirement le flot de courrier? C'est difficile à imaginer: leurs échanges, on l'a vu,  sont plutôt plus fréquents dans ce type de circonstances. 
On penserait  plutôt à des circonstances qui font que du côté de Marthe, les lettres n'ont pas été conservées, ont été détruites, ou perdues.
Tout peut être imaginé. 
Une intervention catastrophique des enfants, en âge maintenant de faire des bêtises, et peut-être jaloux de ce lointain étranger dont leur mère est occupée si souvent; une erreur ancillaire - quoiqu'on imagine mal la fidèle Hélène faisant disparaître des documents aussi précieux; un accident domestique, départ de feu ou inondation, duquel cependant la correspondance subséquente ne porte aucun trace; une remise en ordre de la maison, type nettoyage de printemps, au cours de laquelle les fragiles feuillets auraient été égarés...
Les échanges contenaient-ils des passages susceptibles de remettre en cause la permission tant attendue, dont les deux époux ne parlent plus depuis le 12 avril, et ont-ils été détruits pour cette raison?
Cent ans après, personne n'est là pour nous le dire.
Chers lecteurs, merci de votre fidélité, et à bientôt.

Anne-Lise Volmer-Gusdorf



samedi 8 avril 2017

Carte postale du 09.04.1917

La Légion en marche
Carte postale  Madame P. Gusdorf  22 rue du Chalet 22  Caudéran

Souk Essept (1), le 9 Avril 1917

Meilleurs souvenir de ce sacré bled !
L’opération principale contre Abd el Malek est heureusement terminée (2) et je pense que nous serons de retour à Taza pour la fin de la semaine. Cependant, rien n’est encore certain.
Mille baisers pour toi et les enfants.

Paul




Notes (François Beautier)
1) - "Souk Essept" : officiellement Souk es Sebt, lieu-dit proche de Aïn Bou Kellal, à 18 km au nord-nord-est de Taza.
2) - "terminée" : le camp d'Abdelmalek a été attaqué et pris conjointement par les Groupes mobiles de Taza et de Fès le 6 avril 1917 (le livret militaire de Paul indique qu'il a participé à cette opération), mais le chef des rebelles a réussi à s'échapper, de la même façon qu'en janvier 1916.

vendredi 24 mars 2017

Carte postale du 25.03.1917



Carte postale  Madame P. Gusdorf  22 rue du Chalet 22 Caudéran

Taza, le 25 Mars 1917

Ma Chérie,

Rentrant à Taza, j’ai bien trouvé ta lettre du 13 courant à laquelle je répondrai demain. Comme déjà dit 6 à 8 fois, les mandats de Janvier et Février me sont bien parvenus. 
Meilleurs baisers pour toi et les enfants.


Paul

vendredi 10 mars 2017

Carte postale du 11.03.1917

Carte postale de Paul Gusdorf


Carte postale  Madame P; Gusdorf  22 rue du Chalet 22  Caudéran

Taza 11/3 17

Je viens de recevoir ta lettre du 28 écoulé et te confirme la mienne du 8 courant. Je t’adresserai demain une lettre, souffrant aujourd’hui effroyablement des dents : cette sacrée racine que le dentiste m’a laissée il y a quelques mois.
Meilleurs baisers pour toi et les enfants.

Paul



jeudi 10 novembre 2016

Carte postale du 11.11.1916

Maroc pittoresque (Delcampe)




Carte postale  Madame P. Gusdorf  22 rue du Chalet 22  Caudéran

Touahar, le 11 Novembre 1916

Ma Chérie,

Je viens de recevoir ton colis en bon état, contenant tout ce que Suzette m’avait annoncé dans sa lettre. 
Je t’en remercie vivement et t’écrirai demain une longue lettre.
En attendant reçois, ainsi que les enfants, mes meilleurs baisers.


Paul

vendredi 14 octobre 2016

Carte postale du 16.10.1916

En août 1916, l'écrivain Guy de Pourtalès rachetait des actions de la Tribune de Genève avec les fonds de la Maison de la Presse Française, chargée de la propagande.


Carte postale  Madame P. Gusdorf  22 rue du Chalet 22  Caudéran

Touahar, le 16 Octobre 1916

Ma Chérie, 
Merci pour les journaux et le très intéressant numéro de la Tribune de Genève (1) que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt. Je t’enverrai demain une coupure de journal anglais qui parle des buts de la guerre et qui t’intéressera sans doute aussi beaucoup. 
Le travail ici est toujours poussé activement et il semble à peu près certain que nous retournerons à Taza à la fin de la semaine. Heureusement que nous avons - à l’exception du sirocco - un très beau temps.
Meilleurs baisers pour toi et les enfants.


Paul

Note (François Beautier)
1) - "Tribune de Genève" : quotidien suisse francophone fondé en 1879 par un banquier américain. Populaire par son faible prix (compensé par des recettes publicitaires) il est aussi très sérieux par la qualité de ses informations. Pendant la Première Guerre mondiale, son rédacteur en chef Édouard Bauty maintient l'indépendance de ce journal envers les partis et les États frontaliers, avec cependant une tendance francophile.

mercredi 12 octobre 2016

Carte postale du 13.10.1916

Annales de géographie, année 1918 (Persée).


Carte postale  Madame P. Gusdorf  22 rue du Chalet 22  Caudéran

Touahar, le 13/10 16

Ma Chérie,

Je viens de recevoir tes deux dernières lettres, les journaux jusqu’au 5 et ton envoi de cartes dont je te remercie. Je te répondrai dimanche longuement par lettre, car le travail est poussé très tardivement (1) en ce moment. Il paraît qu’on va rentrer la semaine prochaine.
Mes meilleurs baisers.

Paul



Note (François Beautier)
1) - "tardivement" : tard le soir car le camp n'est pas prêt pour la relève.

lundi 3 octobre 2016

Carte postale du 04.10.1916

Carte postale Paul


Carte postale  Madame P. Gusdorf  22 rue du Chalet 22  Caudéran

Touahar 4/10 16

Je viens de recevoir la lettre du 24/9 et ton mandat dont je te remercie. Tu auras sans doute reçu mes lignes du 1°. Une nouvelle lettre va suivre demain.
Bons baisers pour toi et les enfants.


Paul 

mercredi 21 septembre 2016

Lettre du 22.09.1916




Madame P. Gusdorf  22 rue du Chalet 22  Caudéran

Col de Touahar, le 22/9 16

Ma Chérie,

Voici une journée presque de repos pour moi : Je suis à la corvée d’eau aujourd’hui, c.à.d. j’ai à remplir à la source les sacs d’eau qu’un mulet emporte ensuite au camp. Cela me fait à peu près 1 à 1 1/2 heures de travail réel dans la journée et me permet de me laver comme il faut et de laver en outre mes effets. Je suis assis ici en plein bled, écrivant sur mon bidon qui se trouve sur mes genoux. Il fait, comme toujours depuis que nous sommes ici, un temps superbe et même le sirocco s’est calmé. Les bicots soumis (1) passent par ici pour vendre leur marchandise au souk (marché) à côté du nouveau camp. Je viens de faire emplette de 13 superbes oeufs pour 20 sous et d’un panier de raisin contenant de 2 1/2 à 3 kgs de raisin pour 10 sous. En échange d’une cigarette, un vieux Tsoul m’a donné une poignée de figues fraîches “mler, mler” (belles) (2) qui sont délicieuses, rafraîchies dans l’eau. Les raisins sont très bon marché parce que les Beni Kra Kra (3) (tribu soumise en janvier dernier) en plantent beaucoup. Nous y étions encore en Juillet, mais heureusement pour les Kra Kra (et pour nous) les raisins n’étaient pas mûrs à cette époque là. Les montagnes bleues et violettes en face plantées par ci par là d’oliviers  et parsemées de petits villages semblent si paisibles, les cigognes se promènent si près de moi et les figues et raisins sont si bons qu’on pourrait se croire dans un coin heureux si le canon du camp, celui de Bab Mersouka et celui de Koudiac (4) ne tonnaient pas à chaque instant. On voit alors un petit nuage blanc à l’endroit où l’obus éclate et, à l’aide de jumelles, souvent des hommes et des troupeaux fuyant vers le lointain. Des douzaines de cagnas ont été détruites et le grand village des Benim Garas complètement mis en ruine. 
Comme nous devons complètement terminer le poste pour que les hommes restant soient de suite bien logés, nous (les 6 Compagnies) (5) avons à faire jusqu’au 5 ou 10 Octobre au moins. Enfin, en attendant, nous ne faisons toujours pas de colonne ...
D’après ta lettre du 10 courant je comprends que la famille Penhoat est partie le 11. Tu vois une fois de plus que les espoirs que tu avais fondés sur cette visite se sont plutôt changés en ennuis. Je le regrette d’autant plus que j’avais, moi aussi, escompté une influence heureuse de cette visite sur ton pessimisme et ton délaissement.
Si tu vas au bureau, tu pourras y prendre, en dehors de mes lettres et copies de lettres personnelles, l’éléphant en ébène qui se trouve sur la bibliothèque ainsi que l’Histoire Naturelle (en allemand) qui est dedans. Je ne vois cependant pas beaucoup l’utilité, car si L. a fait ouvrir ce secrétaire il en connaît déjà le contenu et ce sera assez tôt que je le reprenne après mon retour.
Quant à ta pension (6), je te disais déjà sur ma dernière carte que c’est au séq. de porter soin à ce qu’elle te parvienne, faute de quoi tu serais à la charge de l’Etat et tu aurais même droit au paiement par la Mairie de 1 fr 25 par jour pour toi plus 50 cs pour chaque enfant contre production de mon certificat de présence au corps. Je connais nombre d’Allemands dont la femme et même la maîtresse touche cette allocation parce qu’eux sont à la Légion et cela depuis le début de la guerre, la famille n’ayant pas suffisamment de moyens d’existence. Je ne crois donc pas que Me Palvadeau (7) puisse refuser de s’occuper de cette affaire, car l’Etat devrait te payer alors pour depuis le début de la guerre près de 2000 Frs.
Penhoat étant Caporal Fourrier (8) et comme tel assimilé aux Sous-Offs vit naturellement bien plus cher que moi, sans toucher pour cela bien plus.
Embrasse bien les enfants pour moi et reçois mes meilleurs baisers.

                                                         Paul

Un bonjour à Hélène.

Ne peux-tu t’habituer à faire le T majuscule comme ceci : T, on corrige toujours ton T (9) sur les lettres.




Notes (François Beautier)
1) - "bicots soumis" : il s'agit précisément de Marocains de la tribu des Tsoul, pacifiés de force en 1914 et en juillet 1916 (par la compagnie de Paul), qui depuis lors suivent les soldats français à la fois pour les approvisionner en aliments frais et pour razzier les villages rebelles dont l'armée prend le contrôle. Cependant l'essentiel de la tribu des Tsoul demeure dissidente (rebelle).
2) - "mler" : ce mot écrit phonétiquement conduit soit à l'idée de "dernières" (cueillies, donc les plus fraîches), soit à une allusion salace au sexe féminin (possible dans ces milieux exclusivement masculins).
3) - "Beni Kra Kra" : officiellement Beni Krakra, tribu berbère qui a conservé malgré l'islamisation des mœurs antérieurs, dont la viticulture (cependant de plus en plus résumée à la production de raisin de table). Cette tribu supposée pacifiée de force en janvier 1916 a de nouveau mobilisé contre elle la Légion en mai puis en juillet (Paul participa à ces trois colonnes contre eux). 
4) - "Koudiac" : en fait "Koudiat el Biad", poste de la Légion servant avec celui de Bab Merzouka à contrôler la vallée de l'oued Innaouen (passage obligé de la route et de la voie ferrée, et aussi du téléphone entre Fès et Taza). Pendant tout l'été et l'automne 1916 ces postes servirent de point de départ et d'appui à des expéditions de pacification forcée contre la rébellion des Rhiatas et de leurs alliés (tribus et clans Beni Krakra, Beni Ouaraïn, Beni M'Gara, Beni M'Tir...) soutenue par l'Allemagne.
5) - "les 6 compagnies" : par manque d'effectifs, les groupes mobiles (ou "colonnes") sont composés d'éléments prélevés sur des régiments différents. D'après ce qu'écrit Paul, les constructeurs du campement militaire de Touahar étaient ainsi issus de 6 compagnies différentes. Cependant c'est bien la Légion de Taza qui menait les opérations (de même pour la construction de la voie ferrée).
6) - "ta pension" : Marthe doit recevoir de Nantes (voir la carte postale du 20/9/1916) la part des bénéfices de la société L. Leconte & Cie qui revient à Paul. Sinon, Marthe et ses enfants seraient considérés comme ne disposant pas de ressources suffisantes et toucheraient, comme toutes les familles dans ce cas de soldats au front, une allocation dont Paul précise plus loin le montant.
7) - "Me Palvadeau" : l'un des avocats de Paul.
8) - "Caporal Fourrier" : par ces majuscules grandiloquentes Paul se moque du grade très modeste (caporal) et de la fonction peu glorieuse (fourrier, c'est-à-dire magasinier d'intendance, originellement distributeur de fourrage) de son ami Penhoat, cependant mieux loti que lui du simple fait de son grade. 
9) -"ton T" : Marthe calligraphie vraisemblablement le T de Taza (ou de Touahar) en majuscule gothique allemande (ce qui le fait ressembler à un C en cursive romaine) , au grand agacement de Paul qui souhaiterait sans doute passer inaperçu pour accroître ses chances d'obtenir sa naturalisation.